Si
vous touchez le minimum salarial, évitez scrupuleusement de donner
une fessée à votre enfant !.. ou alors, utilisez une serviette
mouillée et débrouillez-vous pour qu'il n'y ait pas de témoin.
Par
contre si vous faites partie des classes moyennes, vous pouvez
tenter, mais sachez que cela risque de gréver votre budget.
Si
vous êtes riche, ne vous gênez pas, donnez des fessées à tour de
bras.
Les
critères pour estimer la fessée à 500 euros ?
Les
moyens utilisés, son intensité, le nombre de claques portées, le
rapport entre « la bêtise » et sa punition ?
Donner
une fessée et battre un enfant ne relève pas du même registre.
La
fessée intervient quand la colère est là et que, à bout
d'arguments, de précautions et d'avertissements, les mots ne sortent
plus, ne portent plus.
Bref,
vous vous trouvez imbécile, défié dans votre autorité parentale
et vous ne pouvez pas ne pas réagir : il en va de l'éducation
de l'enfant.
La
fessée intervient parce que l'enfant réclame lui-même un cadre et
une sanction, une limite.
La
fessée n'est pas condamnable si elle n'est pas le mode de
fonctionnement éducatif !
Elle relève davantage de
l'impulsion.
La
fessée ne sert pas à « dresser » l'enfant mais témoigne
du fait qu'à un moment vous vous êtes trouvé dans l'impasse.
Est-ce
condamnable ?
Que
celui qui n'a jamais craqué me jette la première pierre.
Judiciariser
la fessée est une grande erreur et donne, à l'enfant, une très
mauvaise image d'un parent qui s'est laissé déborder.
Il
s'agit de ne plus appliquer les conseils de Françoise Dolto sans
jamais l'avoir écoutée.
Mesdames
et messieurs les magistrats...
Laurent Geny
Laurent Geny
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