dimanche 27 octobre 2013

Les embouteillages (redif)

Les six expressions à utiliser si vous êtes confrontés à des problèmes auto-routiers :
  • 1 - Espèce de sacrifice humain (donnant un large accès à tous types de fantasmes individuels).
  • 2 - C'est ta femme qui t'as appris à conduire (de bon aloi pour énerver un couple).
  • 3 - Le balai, c'est dans l'autre sens que t'aurais dû te le mettre, ça t'empêcherait de dire des conneries.
  • 4 - T'as pensé aux transports en commun (il y aussi une visée écologique dans ce propos).
  • 5 - Sors-toi le doigt du cul et mets-y le frein à main (nous ne préférons pas imaginer).
  • 6 - T'as bouffé combien d'escargots pour aller à cette allure (références catalanes).


Étant nous-même confrontés à certains embarras de circulation et cherchant constamment à enrichir notre vocabulaire, nous serions heureux de lire vos propositions.

samedi 26 octobre 2013

L'hôpital ! un régal

Quelques avantages objectifs à un séjour hospitalier (rien que le nom...).

Ni ménage, ni cuisine, ni aucune corvée à faire durant votre séjour.
On vous réveille très tôt afin que vous profitiez pleinement des levers de soleil (qui sont magnifiques dans nos régions).
Vous appréciez le lait qui fait passer le goût du café.
Vous n'avez plus de soucis de garde-robe.
La blouse ouverte sur l'arrière a de nombreux avantages : l'usage des toilettes, les rapports intimes... .
Vous vous rendez compte que les « crocs », au pied des soignants, sont réellement hideuses et vous n'en porterez pas l'été prochain si vous parvenez à sortir de là.
Vous pouvez vérifier la rumeur selon laquelle les infirmières ne portent pas de culotte sous leur blouse (autant vous le dire de suite, vous risquez d'être déçu).
Un beau brancardier peut rendre votre ami jaloux (afin d'accroître l'effet produit demandez au brancardier de vous aider pour la toilette).
Vous vous apercevez qu'en fait, vous êtes plutôt résistant à la douleur.
Vous pouvez apprécier ce qu'est la vie d' un légume (courgette ou carotte ou autres...).
En passant un scanner, vous vous demandez comment faisait Toutankhamon dans son sarcophage pour se gratter le nez.
Une fois passée la première coloscopie, les autres vous amuseront.
Vous vous dites que Dr House, ce n'est pas si exagéré.
Vous apprenez de nouveaux mots (toujours pratique si vous faites des mots fléchés force 5).
Côté restauration, vous vous dites que cela vous confirme que vous êtes un vrai cordon bleu.
Vos pouvez accentuer le côté « je-souffre-je-suis-malade-et-si-seul » et être parfaitement désagréable avec vos proches et vos amis, cependant n'abusez pas quand même, vous risqueriez de ne plus avoir de visites !
Vous avez beaucoup de temps pour peaufiner les détails de votre testament (si on ne vous a pas déjà tout pris).
Vous découvrez un monde parallèle grâce à la diffusion télévisée quotidienne de Plus Belle La Vie.
Depuis le temps que vous rêviez de vous coucher tôt : « une tisane, un suppo et au lit ! ». Voilà la bonne occase !

Vous trouverez votre vie dix fois plus belle en sortant.

Laurent Geny

lundi 21 octobre 2013

La France se fâche (tout rouge).


Les U.S.A. espionnent la France.
L'administration américaine intercepterait des messages téléphoniques et des mails de manière massive. Du jamais vu ! Le gouvernement français exige des explications précises de la NSA.
L'ambassadeur américain est convoqué par Laurent Fabius qui ne décolère pas « Comment peut-on utiliser de telles méthodes ? ».

Cela s'appelle des « écoutes téléphoniques » a répondu l'ambassadeur américain.

« Connais pas ! » a répondu Laurent Fabius.

« Connais pas ! » a répondu Manuel Valls.

« Connais pas ! » a répondu Jean-Marc Ayrault.

« Connais pas ! » a répondu François Hollande.

Les nez s'allongèrent et rougeoyèrent.





vendredi 18 octobre 2013

500 euros – la fessée -


Si vous touchez le minimum salarial, évitez scrupuleusement de donner une fessée à votre enfant !.. ou alors, utilisez une serviette mouillée et débrouillez-vous pour qu'il n'y ait pas de témoin.
Par contre si vous faites partie des classes moyennes, vous pouvez tenter, mais sachez que cela risque de gréver votre budget.
Si vous êtes riche, ne vous gênez pas, donnez des fessées à tour de bras.
Après la lutte des classes, voici la fessée de classe.
Les critères pour estimer la fessée à 500 euros ?
Les moyens utilisés, son intensité, le nombre de claques portées, le rapport entre « la bêtise » et sa punition ?
Donner une fessée et battre un enfant ne relève pas du même registre.
La fessée intervient quand la colère est là et que, à bout d'arguments, de précautions et d'avertissements, les mots ne sortent plus, ne portent plus.
Bref, vous vous trouvez imbécile, défié dans votre autorité parentale et vous ne pouvez pas ne pas réagir : il en va de l'éducation de l'enfant.
La fessée intervient parce que l'enfant réclame lui-même un cadre et une sanction, une limite.
La fessée n'est pas condamnable si elle n'est pas le mode de fonctionnement éducatif ! 
Elle relève davantage de l'impulsion.
La fessée ne sert pas à « dresser » l'enfant mais témoigne du fait qu'à un moment vous vous êtes trouvé dans l'impasse.
Est-ce condamnable ?
Que celui qui n'a jamais craqué me jette la première pierre.

Judiciariser la fessée est une grande erreur et donne, à l'enfant, une très mauvaise image d'un parent qui s'est laissé déborder.
Il s'agit de ne plus appliquer les conseils de Françoise Dolto sans jamais l'avoir écoutée.

Mesdames et messieurs les magistrats...

Laurent Geny

mercredi 16 octobre 2013

Les primeurs déprimant ou le vain nouveau



Rouge à l'entrée. Rouge à la sortie.
Sa robe de rubis, son nez de fraise, 
sa bouche toute en cassis acidulé 
(des variantes rougeoyantes qui sont fonction des années).
Votre palais prend une couleur sanguine 
et votre fond d’œil prend une teinte rosée.
Comme c'est la fête, vous vous resservez.
Et le tube digestif s'enflamme.
Comme c'est la fête et les copains, vous en reprenez.
Les rouges ont maintenant des teintes violacées ;
la robe, le nez, la bouche et le tube qui n'est plus digestif.
Comme c'est la fête, les copains et une fois par an, vous ingurgitez.
Et puis !
Le trottoir, en face de la Cave, du bar ou du restaurant se colore d'un rouge soutenu avec quelques tâches brunâtres
(les nuances de brun dépendent du contenu du plat de charcuterie servi avec le breuvage), tandis que votre œsophage, peu habitué au double sens, est en feu, que votre estomac n'est plus que braises ardenteset que votre foie est une éponge sèche.
Ça brûle rouge.

A l'occasion de la fête du primeur
Tire-bouchonnez des vins de garde !

(Merci de penser aux trottoirs)

Laurent Geny

mardi 15 octobre 2013

Parti rrhhâââ

Alors, à qui donnerons-nous le petit papier aux prochaines élections?

Droite, gauche, écologie, communisme, front national, trotskisme... ?

Presse à Sandales est plutôt humaniste et réaliste, n'aime pas l'injustice et sait que cette dernière est plus inhérente à l'homme qu'à un système politique.

Presse à Sandales aime aussi les belles et les bonnes choses (un peu de luxure ne lui déplaît pas).

Alors pour qui voter ?

La plupart des partis nous parlent du problème Roms alors que les questions soulevées concernent la délinquance, la prostitution et la mafia de l'Est, mais pas les quelques familles qui vivent dans des campements de fortune.

L'immigration aussi serait un souci mais les difficultés sont la misère et l'aide à l'intégration.

On a eu, on a, on aura besoin d'immigrés.

Bayrou nous a expliqué avec beaucoup de convictions que l'avenir n'était ni à droite ni à gauche, mais qu'aujourd'hui cela serait différent.
Valls nous explique que les Roms sont indésirables.
Fillon nous dit que, des fois, le PS c'est pareil que le FN.
Sarkozy nous a convaincu que l'immigration était le problème en France.
Mélenchon, parodiant Marine et Jean-Marie dans sa façon de parler, affirme que Hollande est le principal pourvoyeur de voix du FN.
Le PS et l'UMP ne parlent pas concrètement du FN (l'un au risque de faire gagner des voix à l'autre, l'autre au risque de perdre de sa crédibilité).
Le FN nous persuade, en souriant cette fois, que sortir de l'Europe est une solution et que l'immigration est le problème.
Les Verts sont pleins ; de chefs, de dissensions, de courants et de départs...

La volonté de pouvoir dévaste tout, des convictions aux actes et fait dire n'importe quoi à nos politiques.

« Les promesses n'engagent que ceux qui y croient », phrase de Pasqua et Chirac, largement admise par la classe politique et par les médias, nous semble être l'un des vecteurs du désintérêt pour la chose politique (avec le manque de débats d'idées et de projets politiques). S'ils se « recultivaient » ça aiderait peut-être au retour des idées !

 François Hollande pourrait agir.

« Lui, François Hollande, il sifflera la fin de la récré, trop longtemps qu'elle dure !
Lui, François Hollande, il ne sera pas au-dessus du peuple, il sera tous les français !
Lui, François Hollande, il fera rêver la nation en lui proposant un avenir !
Lui, François Hollande, il laissera respirer les français, fiscalement s'entend !
Lui, François Hollande, il se méfiera des catalans ambitieux, surtout ceux issus de l'immigration !
Lui, François Hollande, il aura de l'autorité sur ses ministres et sur Valérie (c'est un bon début) !
Lui, François Hollande, il arrêtera de pratiquer le mensonge d’État et d'omission ».

Et nous, peuple de France, nous ne nous laisserons pas ensorceler par de faux problèmes, de faux constats et de fausses promesses.
Nous, peuple de France, nous ne déposerons plus notre bulletin pour une cravate bien assortie, un tailleur qui tombe bien, un costume d'une belle couleur, une charmante épouse, un beau mari, un bel enrobage.

Nous, peuple de France, nous nous retrousserions les manches et n'attendrions pas que la solution vienne des seules urnes.

Presse à Sandales continue à répondre aux saluts des Roms et à leurs sourires, comme à ceux des gens qui ne regardent que la télévision !
Même pas peur ! 


Laurent Geny



samedi 12 octobre 2013

Comment (poliment) décliner une invitation

Parfois un collègue de travail (au pire votre supérieur), que vous êtes obligé de saluer dans la journée, vous invite à dîner ; des parents de l'école où est votre fille, vous invitent à prendre l'apéritif chez eux ; un ancien copain de classe retrouvé depuis cinq minutes tient à vous présenter à sa femme et à ses enfants et à vous parler du « bon vieux temps » ; des amis à vos parents souhaitent que vous veniez boire le thé en famille un dimanche après-midi ; quelqu'un avec qui vous avez passé une soirée avinée au comptoir d'un bar quelconque pense que ce serait « chouette » de se revoir, « vous avez tellement de points communs »,...                                            

Comment se débrouiller de ces invitations vouées à l'ennui ou au désespoir ?

Nous allons tenter de vous aider à vous sortir de ces situations potentiellement embarrassantes en vous proposant quelques formules pratiques et en vous permettant d'éviter quelques pièges.


Tout d'abord, évitez de faire mourir votre mère ou votre grand-mère (elle ne vous a rien demandé) car l'invitation pourrait se renouveler et si, par inadvertance, vous la faisiez mourir plusieurs fois, ce pourrait être gênant. Choisissez plutôt la maladie ou l'accident. En plus, cela vous laisse toujours la possibilité de réitérer l'opération plusieurs fois (et oui ! Il y a des gens qui n'ont pas de bol!).

Une surcharge inopinée de travail, une invitation que vous aviez oublié, une nounou qui vous laisse tomber au dernier moment parce que son père a eu une crise cardiaque, sont des excuses à employer avec la plus grande précaution car elles peuvent éveiller des doutes chez votre interlocuteur. Il est probable qu'il ait déjà eu lui-même à utiliser de tels subterfuges.
En résumé, l'impondérable est à manier avec la plus extrême délicatesse. De plus des qualités de comédien sont nécessaires pour un minimum de crédibilité.

Alors que faire ? que dire ?
Ne dites pas,
« Je m'aperçois que j'ai fait une connerie en te disant bonjour et j'aime autant éviter le pire ! »
« Ta femme, tes gosses et ton bon vieux temps, tu sais où tu peux te les mettre ! »
« Je vous souris, parce que c'est ce que souhaite mes parents, mais si vous aviez Alzheimer et que vous m'oubliiez pour toujours j'en serai vraiment heureux ! »
« Je courbe le dos toute la journée au bureau mais si je venais à me redresser je te ferai avaler ton dîner à coup de châtaignes et de marrons accompagnés de quelques bonnes patates dans ta gueule ! »

NON, reprenez-vous. 
Optez plutôt pour un savant mélange 
de diplomatie et un soupçon de franchise.

« Nous sommes dans une excellente dynamique de travail et je ne voudrai pas que cet état d'esprit soit gâché par une relation plus intime qui gênerait une collaboration franche et sincère ! »

« Ce serait certainement très agréable de développer cette amitié naissante, mais en ce moment je traverse une période personnelle compliquée (je n'en parlerai pas puisque c'est très personnel !) et je ne puis mettre en péril le difficile équilibre que j'ai réussi à instaurer dans ma vie depuis déjà une bonne dizaine de minutes ! »

« Imagine que je m'entende bien avec ta femme (tu sais que j'ai toujours convoité la femme des autres), alors, cette superbe épouse, cette mère de famille dévouée que j'aurai de façon ignoble séduit et abusé, je la détournerai de son chemin, pour finalement finir par la laisser tomber de façon honteuse, et toi, tu m'en voudrais... et imagine aussi qu'à cette occasion-là je me découvre des pulsions homosexuelles et que, de façon ignoble, je te détourne... »
Vous avez compris le principe : 
mêler vrai et faux 
et ne pas avoir peur de paraître lugubre, sinistre et triste à mourir.
Bien sûr, il faut vous adapter à la situation. Mais, sachez que grâce à ces subterfuges vous pourrez continuer à regarder la télévision le soir, tranquillement affalé sur votre canapé, un peu trop mou, et vous endormir tranquillement, heureux d'avoir su vous dépêtrer de ces demandes.
Bonsoir !

Laurent Geny

mardi 8 octobre 2013

Quand je serai sans voix...

Quand je serai sans voix...
Je voudrais être pas tout à fait mort.
Ce serait pour un enterrement, une crémation, de la nourriture pour poissons méditerranéens, du recyclage alimentaire ou une benne à ordures.

Je voudrais être pas tout à fait mort.
Je veux voir qui sera là et quels souvenirs j'aurai laissé.
Ceux qui regrettent de ne pas m'avoir mieux connu (comme je les comprends)
Ceux qui pleurent accompagnés de larmes sincères ou de larmes de circonstance.
Les lunettes noires seront de rigueur, les Ray Ban auront fait leur temps laissant la place aux Gucci.

Je me souviens avoir régulièrement pleuré pour des décès (oui, j'ai la larme facile) et
les raisons en étaient multiples, parfois même surprenantes ou inavouables.

Celui ou celle qui partait emmenait un peu de mon histoire. Il ou elle en avait été un témoin ou un acteur et c'était une partie de mon récit qui s'en allait.
Le défunt ne m'avait pas rendu ce qu'il me devait et ma délicatesse, au vu des circonstances, m'empêchait de réclamer l'argent prêté à la famille
Il y avait ceux dont je me disais que j'aurai pu être à leur place. Le mauvais siège dans la voiture, le verre en trop, la maladie qui est allée voir l'autre, le préservatif qu'on a oublié,...
Les larmes des autres aussi. La tristesse des gens me rend très malheureux (je vous ai déjà dit que j'avais la larme facile), et puis, je suis bon public.

Et puis, la multiplicité des autres morts me rapproche, inéluctablement, de la mienne.
En réalité, j'en ai encore pour très longtemps, et, de surcroît et au désespoir de certains, je pense bien être centenaire...


mais quand je serai sans voix...

Laurent Geny

samedi 5 octobre 2013

Difficile d'en rire

Coluche, Desproges et Métayer sont morts. Bedos a fait son temps.

Il n’y a peut-être jamais eu autant d’émissions dites « d’humour » et pourtant, nous ne rions plus. Plus franchement. Nous esquissons.
Nous avons fini par appliquer le principe de précaution : l'humour devant être prudent et préserver l'autre. Son existence actuelle, alternant entre le « poli » et le « graveleux », n'apparaît que sur un tempo préalablement convenu. Les rires sont préalablement enregistrés où obéissent à un signal. Rire dans la norme !

Nous vivons dans un monde où les différences sont nivelées et où le concept égalitaire est devenu totalitaire.
Poids, couleurs, cultures, religions, pensées,... ; uniformisés.
Il reste l’argent. Là, pas de partage.
Pour rire, il faut savoir se moquer de l’autre et de sa différence et donc accepter, aussi et surtout, de se moquer de soi et de sa propre différence.
L’humour, c’est le pet de travers sur la toile cirée, non ?

Rire, c’est une manière de reconnaître ce que nous sommes : « de pauvres mortels ». Et oui, vous mourrez. Nous aussi, mais après !
Rire est libérateur et expiatoire lorsque ce rire ne passe pas par le nettoyage d’une bouche un peu serrée, étroite. En cul de poule.

Au lieu de déverser une haine que nous ne savons exprimer autrement (via les réseaux sociaux) à l’écoute de faits divers (par ailleurs souvent terribles) faisons de l’humour. Noir.
Le noir, ça va avec tout.

On baigne dans le politiquement correct laissant la place à des politiques qui font de moins en moins de politique (au sens de l’organisation de l’État) et de plus en plus de caricature (au sens du spectacle).

Faut-il qu’un comique se présente aux élections pour que les politiciens aient la science des affaires de la cité ?

Laurent Geny