Laurent Geny
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lundi 30 septembre 2013
dimanche 29 septembre 2013
jeudi 26 septembre 2013
Quelques conseils pour optimiser le rayonnement d'un département sur le plan national (voire international) :
1/ Bien sûr, il est possible de se servir des atouts naturels du département, à savoir ; la mer, la montagne, le soleil, le vignoble, la nourriture, la culture, la douceur de vivre, les entrepreneurs locaux,... . Mais, bon, ce serait un peu trop facile !
2/ Une autre possibilité serait de se débrouiller pour qu’une candidate à l’élection de Miss département disparaisse. Parallèlement, si une autre candidate décidait de se donner la mort, la notoriété serait grandissante. Bon, là, on tombe dans le domaine du délire.
3/ Ou bien, si vous avez
la possibilité de favoriser des affrontements entre communautés,
les médias nationaux peuvent rapidement faire le déplacement.
4/ Si votre département
est « frontalier », c'est un plus. Ce peut être
l'occasion d'héberger toutes sortes de malfaiteurs ou de démanteler
des trafics, vous bénéficierez de retombées certaines.
5/ Vous pouvez aussi miser
sur la concurrence déloyale qu'il existe entre le petit commerce et
la grande distribution, que vous avez favorisé en autorisant de
nombreuses ouvertures. Seulement, la communication restera interne au
département.
6/ Si vous entendez parler
d'une disparition d'enfant quelque part dans le pays, arrangez-vous
pour que les parents viennent s'installer dans le chef-lieu du
département, puis, faites les mettre en garde à vue, et c'est le
20h assuré !
7/ Il est aussi nécessaire
de bien s'assurer que le représentant du département ainsi que le
premier magistrat du chef-lieu de département n'aient pas trop de
charisme, car il est stratégique qu'ils ne fassent d'ombre ni au
département ni à la ville.
8/ Enfin, si dans ce
département, il y a un chanteur « engagé », c'est
toujours un atout de plus.
Bref, ne vous contentez
pas, ne vous reposez pas sur vos acquis, innovez !
Nous vous avons donné
quelques pistes mais ces solutions ne sont pas exhaustives,
laissez-vous porter par votre imagination.
Laurent Geny
Laurent Geny
mardi 24 septembre 2013
lundi 23 septembre 2013
dimanche 22 septembre 2013
Rêve d’automne
Cette
nuit, j’ai fait un rêve.
« J’avais
rendez-vous avec mon sexologue.
Un
homme de taille moyenne, carré, trapu, sans cou et très brun. Je
patientais dans la salle d’attente quand une autre personne est
entrée. Pas très grand, mince et blond, je le reconnais aussitôt.
« -
je vous reconnais, je vous ai vu dans des films...
-
ah, oui ! ».
C'est
une personne charmante et souriante qui parle sans arrêt avec un
fort accent italien. Il est muni d'un livre de sexologie qu'il a
posé sur le fauteuil qui se trouve à sa droite.
A
un moment, il prend mon agenda noir que j'avais posé sur une petite
table. Il pense que c'est un livre. Il le feuillette puis lit à
voix haute une des phrases que j'ai écrites. Soudain, il jette
violemment son livre de sexologie contre le mur et m'explique
combien cet ouvrage était sans intérêt.
Entre
une personne vêtue de noir dans la pièce, elle reste debout. Je ne
vois pas son visage.
A
sa suite entre le sexologue qui aperçoit Rocco Sifredi.
« -
Qu'est-ce que vous faites là vous ? »
Rocco
bredouille avec son accent italien quelque chose d'incompréhensible.
Le
sexologue lui dit qu'il ne veut pas le recevoir.
Je
trouve cela très injuste et non-professionnel de la part du
thérapeute. Je décide alors de ne plus voir le sexologue. »
Et
bien, Monsieur, c’est tout sauf sexuel !!!
Laurent Geny
Laurent Geny
samedi 21 septembre 2013
« Titinne »
Ce matin, je me suis
réveillé de bonne humeur, j'avais dormi une nuit complète.
Je me suis fait un café
et j'ai allumé la radio. J'aime bien la radio. J'écoute et mon
esprit se met alors à vagabonder librement.
C'est l'heure des infos
et, bien sûr, les mauvaises nouvelles se succèdent. Enfin, je
crois. Je vagabonde devant mon café.
Une formule m'interpelle,
« Conférence écologique ». Parait que ça se termine.
J'associe aussitôt les
deux mots à la voiture. Celle qui m'encombre, me coûte cher et dont
je ne peux me passer. Ici, l'association « conférence
écologique » et voiture ne peut s'expliquer pour le moment et
mon psy ne travaille pas le samedi.
En errance devant mon
café, je reviens à la voiture et je me dis que je pourrais
remplacer ma « titinne » (ça ne se fait plus de donner
un petit nom à sa voiture!) par une voiturette électrique que
j'appellerais « turette » !
Ce serait tellement mieux
pour la planète, pour se garer, pour mes finances...
Mon vagabondage se
stabilisant, je me laisse bercer par l'idée d'être au volant de la
voiturette, je lui avais déjà trouvé un nom : turette !
Mais dès que le visuel
prend place mon esprit débande. J'avais soudainement l'image bien
présente et plus précise dans mes yeux : je me voyais comme
fuyant l'Union Soviétique par un jour de pluie ou comme si on
m'avait retiré le permis pour incapacité à la conduite ou
alcoolisme aggravé ou comme si j'affichais irrémédiablement de la
pauvreté.
Alors, j'ai pensé que les
designers automobiles avaient encore beaucoup de travail à réaliser
pour rendre la voiturette moins honteuse, attrayante et voyante. Un
peu rigolote même ne me déplairait pas.
J'ai tourné la cuillère
dans mon café que je ne sucre jamais, et j'ai continué à
vagabonder pensant que « titinne », rutilante et
polluante, ferait encore l'affaire pour le moment.
J'ai regardé par le
fenêtre. Le soleil était là.
Laurent Geny
Laurent Geny
vendredi 20 septembre 2013
Tourner sept fois le cervelet dans son crâne avant de se répandre.
La société des petits
juges du quotidien se développe avec les nouveaux médias.
Les opinions
s'uniformisent, s'affirment haut et fort et se contredisent sans
aucun complexe.
Les avis se construisent
sur des titres et des entrefilets : plus de temps pour lire un article ou pour écouter un argumentaire.
Pour s'en rendre compte,
il suffit de suivre les réactions suite à l'affaire du bijoutier de Nice :
le bijoutier en question a été inculpé dans le cadre d'une stricte application de la loi et cela a provoqué une indignation politique non justifiée,
ou suite au meurtre de cette femme qui travaillait au musée de Céret :
la justice n'aurait pas su la protéger selon la presse locale.
La plupart des médias
s’engouffrent dans la brèche du titre à sensation et remplissent
le vide laissé par le temps du sarkozisme ou c’était lui qui
imprimait les titres des journaux, dictait les lignes éditoriales et
faisait de l’événementiel.
Aujourd'hui, les opinions
se dénuent de questionnement et puisent leur source dans les comptes
sociaux.
L’information-slogan
domine les esprits.
Laurent Geny
jeudi 19 septembre 2013
mercredi 18 septembre 2013
Quelques bonnes raisons (faut voir...) de voter Front National aux prochaines élections.
1/
pour retarder la mondialisation et éviter le mélange des couleurs.
2/
pour profiter des conseils avisés de Gilbert Collard en direct à la
télé.
3/
parce qu’il est temps de remettre les humoristes noirs en scène.
4/
pour se remémorer le bon temps des colonies.
5/
pour redonner du travail aux ouvriers français : Estrosi,
Ciotti, Datti, Woerth, Gollnisch, Valls, Désir, Sarkozy,
Belkacem,...
6/
parce que ma mère a une amie dont la cousine par alliance s'est
faite agresser devant chez elle : un type brun, si vous voyez ce
que je veux dire...
7/
parce qu'il faut revenir au franc même si cela nous coûte très
cher : l'euro a été un gouffre financier pour la France.
8/
parce que recréer des frontières et multiplier les forces de police
grâce à l'argent que l'on ne versera plus aux associations de type
judéo-maçono-socialo-umpistes qui aident les immigrés et les
« festi-veaux » organisateurs de manifestations
dégénérées est une bonne chose.
9/
parce que le gouvernement à Millas, ça aurait de la gueule.
10/
parce que l'on préfère juger sur les annonces plutôt que sur les
conséquences...
Laurent Geny
mardi 17 septembre 2013
Je ne vais pas aux Vernissages
Je
vais très peu dans les vernissages.
Enfin,
des fois, pour y voir du monde, y faire des rencontres, renouer des
contacts, montrer mes nouveaux habits, tester des blagues et en
apprendre de nouvelles, rencontrer mon banquier et lui faire un large
sourire, prouver que j'existe : pour moi et pour les autres...
mais
je ne vais pas aux Vernissages pour y voir des œuvres.
L'émotion
n'est pas de mise dans ce moment de représentation qu'est le
Vernissage !
Sentir
un trouble face à une œuvre c'est avoir un rapport au moi profond.
La
vision d’une œuvre artistique est un jeu d’associations :
elle réveille des sentiments enfouis ou pas et agit comme un
révélateur d’émotions sous contrôle.
La
technique est essentielle : des années de travail, des années
de souffrance mais la beauté de
l’œuvre c’est la fêlure,
l'imperfection, la perte du contrôle,
quand la pensée dérape et que le
geste se trompe.
Je
ne vais pas aux vernissages :
les
petits fours y sont secs,
les
saucisses molles et grasses,
le
vin vineux.
Laurent Geny
lundi 16 septembre 2013
dimanche 15 septembre 2013
samedi 14 septembre 2013
vendredi 13 septembre 2013
Punir Bachar (suite et fin... !).
(L'autre
fois, j'ai tapé très fort sur mes enfants avec un manche à
balai.
Ils
ne faisaient pas exactement ce que je voulais.
Des gens sont venus à la maison et m'ont dit que ce n'était pas bien.
Après, les chefs des gens qui étaient venus chez moi ont dit qu'ils allaient me punir pour ce que j'avais fait à mes enfants.
Je leur ai proposé, comme punition, de détruire le manche à balai.
Ils avaient l'air content et ont dit oui.)
Des gens sont venus à la maison et m'ont dit que ce n'était pas bien.
Après, les chefs des gens qui étaient venus chez moi ont dit qu'ils allaient me punir pour ce que j'avais fait à mes enfants.
Je leur ai proposé, comme punition, de détruire le manche à balai.
Ils avaient l'air content et ont dit oui.)
Mon
copain Igor et mon voisin Mahmoud (ils tapent aussi leurs enfants
quand ceux-ci ne veulent pas écouter) m'ont dit que le manche à
balai je ne devais pas le détruire comme ça, qu'il fallait que les
chefs qui sont en colère me demandent plus gentiment de détruire le
manche à balai.
Igor
a dit qu'on éduque nos enfants comme on veut et qu'on voit très bien que le grand noir et le petit gros font semblant d'être méchant et qu'on leur montrerait un jour comment faire.
Mahmoud
a dit qu'on pouvait toujours utiliser le martinet et que, chez lui,
il préparait un genre d'aspirateur à montrer qu'on peut être des
méchants pour de vrai.
Je
suis rassuré.
Je vais pouvoir continuer à élever mes enfants dans
le respect de leur père. Les enfants ne sont pas contents mais ils
grandissent bien.
Ils
ont des poils noirs qui leur poussent de plus en plus sur le menton.
13
En ce jour de chance ou de
déveine,
et, après avoir gratté
ou avoir fait confiance aux boules,
laissant nous porter par
une petite histoire et intéressons-nous aux peuples lointains,
ceux du nord :
« Frigga était une
fille chouette, genre grande blonde nordique (de quoi en faire râler
plus d'une), et elle était très douée en amour et en fertilité.
D'ailleurs, elle était déesse de ça.
Les gens qui l'aimaient
bien lui faisaient la fête tous les vendredis, les autres jours, ils
avaient du boulot !
A un moment, les gens qui
bossaient surtout le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le
samedi et le dimanche ont pensé que ce serait mieux de se reposer le
dimanche.
De plus, ça ferait
plaisir aux chrétiens si on faisait comme ça (ils s'étaient mis à
aimer les chrétiens) !
Ensuite des mauvaises
langues, très amies avec les chrétiens ont fait courir des rumeurs
sur Frigga. Ils racontaient que celle-ci était sorcière et qu'elle
avait été punie et condamnée à errer au sommet d'une montagne.
Frigga, qui était bien
roulée, bien gentille et tout ce qu'on veut, était tout de même
sacrément rancunière. Elle invita tous les vendredi onze sorcières
et le diable autour d'un repas de poisson séché, de pains aplatis
et de pommes de terre pour dire du mal des gens et leur jeter le mauvais œil. »
Bon vendredi 13 !
Frigga aurait donné le
mot friday en anglais(vendredi).
Laurent Geny
Laurent Geny
jeudi 12 septembre 2013
E-cigarette
J’habite
le rez-de-chaussée d’un immeuble du centre-ville, sur un
boulevard.
Je
n’ouvre pas souvent les fenêtres à cause des gaz d’échappement
des automobiles.
A
cinquante mètres de l’appartement, nous avons un fast-food, et,
régulièrement, avec ma petite famille, nous allons y boire du coca
et manger des hamburgers d'une belle couleur. Des soirées
chouettes !
L’antenne-relais
qui se trouve sur le toit de l’administration voisine me provoque
des maux de tête, les enfants aussi se plaignent de céphalées.
Bon, on est du genre sensible chez nous.
Sinon,
nous faisons nos courses au supermarché du coin et nous achetons
beaucoup de charcuteries et de surgelés. Nous, on aime bien ça la
charcuterie et c'est pratique à manger, comme le surgelé.
Le
soir, on mange dans un service fait en argile que l’on nous a
offert en cadeau de noces.
Je
voulais arrêter de fumer et je pensais que l’e-cigarette pourrait
m’aider, mais, au 20 heures, j'ai entendu des spécialistes de la
spécialité dire que c' était très mauvais à cause de la
possibilité d 'addiction à l'e-liquide.
Le
plus grand de mes enfants, qui a seize ans, et pour qui je suis un
très mauvais exemple, fume en cachette (j’ai mes espions !).
Il
voulait fumer des e-cigarettes, mais on lui a dit, et il l’a lu,
que ses effets étaient exécrables pour la santé, qu’on allait
l’interdire aux mineurs. Alors, il s’est rendu au bureau de tabac
à cent mètres de la maison.
Le
buraliste, c'est un copain, et il aime bien mon fils.
mercredi 11 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
Punir Bachar
L'autre fois, j'ai tapé très fort sur mes enfants avec un manche à balai.
Ils ne faisaient pas exactement ce que je voulais.
Des gens sont venus à la maison et m'ont dit que ce n'était pas bien.
Après, les chefs des gens qui étaient venus chez moi ont dit qu'ils allaient me punir pour ce que j'avais fait à mes enfants.
Je leur ai proposé, comme punition, de détruire le manche à balai.
Ils avaient l'air content et ont dit oui.
Ils ne faisaient pas exactement ce que je voulais.
Des gens sont venus à la maison et m'ont dit que ce n'était pas bien.
Après, les chefs des gens qui étaient venus chez moi ont dit qu'ils allaient me punir pour ce que j'avais fait à mes enfants.
Je leur ai proposé, comme punition, de détruire le manche à balai.
Ils avaient l'air content et ont dit oui.
lundi 9 septembre 2013
La Syrie c'est quoi ?
"Définition d'une dictature :
c'est quand le passé et le futur se confondent.
Dans une dictature le présent existe mais il n'y a pas d'avenir !"
Bon, ben, maintenant, on réfléchit.
c'est quand le passé et le futur se confondent.
Dans une dictature le présent existe mais il n'y a pas d'avenir !"
Bon, ben, maintenant, on réfléchit.
Toujours plus
Plus
d'économique,
plus
d'économies,
plus de
performances techniques,
plus de
rendement,
plus d'argent,
plus de biens,
plus de
résultats,
plus
d'assurances,
plus de
confort,
plus
d'épanouissement personnel,
plus de
bonheur,
ainsi,
plus de défaut,
plus de prise
de risque,
plus de lien,
plus
d'espérance,
et donc plus
d'avenir...
une machine
parfaite,
on invente
l'homme « des-pensées ».
37 morts violentes
jeudi 5 septembre 2013
dimanche 1 septembre 2013
Et si...
Si Jacques Prévert écoutait une chanson de Christophe Maé...
Si j'étais au
P.S. mais tout de même de gauche...
Si Mondrian
peignait le clocher de Collioure...
Si le douanier
Rousseau peignait la pyramide du Louvre...
Si Christophe
Maé écoutait Léo Ferré...
Si j'étais une
feuille de basilic amoureuse d'une boule de Mozzarella de Bufala...
Si j'étais
homosexuel et contre la P.M.A....
Si j'étais un
morpion égaré sur un crâne...
Si j'étais un
pou perdu dans des poils pubiens...
Si mon nom
était Kevin Cargol-Reyes et que j'étais Maire de Perpignan...
Si moi, huit
ans, je décidais de ne plus jamais regarder la télévision...
Si moi,
retraité, je décidais de me bâtir un avenir...
Si moi, CRS,
j'allais manifester pour le droit de gréve...
Si la pensée
restait à sa place et qu'elle se résumait à un conditionnement !
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