jeudi 26 septembre 2013

Quelques conseils pour optimiser le rayonnement d'un département sur le plan national (voire international) :


1/ Bien sûr, il est possible de se servir des atouts naturels du département, à savoir ; la mer, la montagne, le soleil, le vignoble, la nourriture, la culture, la douceur de vivre, les entrepreneurs locaux,... . Mais, bon, ce serait un peu trop facile !


2/ Une autre possibilité serait de se débrouiller pour qu’une candidate à l’élection de Miss département disparaisse. Parallèlement, si une autre candidate décidait de se donner la mort, la notoriété serait grandissante. Bon, là, on tombe dans le domaine du délire.


3/ Ou bien, si vous avez la possibilité de favoriser des affrontements entre communautés, les médias nationaux peuvent rapidement faire le déplacement.

4/ Si votre département est « frontalier », c'est un plus. Ce peut être l'occasion d'héberger toutes sortes de malfaiteurs ou de démanteler des trafics, vous bénéficierez de retombées certaines.

5/ Vous pouvez aussi miser sur la concurrence déloyale qu'il existe entre le petit commerce et la grande distribution, que vous avez favorisé en autorisant de nombreuses ouvertures. Seulement, la communication restera interne au département.


6/ Si vous entendez parler d'une disparition d'enfant quelque part dans le pays, arrangez-vous pour que les parents viennent s'installer dans le chef-lieu du département, puis, faites les mettre en garde à vue, et c'est le 20h assuré !

7/ Il est aussi nécessaire de bien s'assurer que le représentant du département ainsi que le premier magistrat du chef-lieu de département n'aient pas trop de charisme, car il est stratégique qu'ils ne fassent d'ombre ni au département ni à la ville.

8/ Enfin, si dans ce département, il y a un chanteur « engagé », c'est toujours un atout de plus.



Bref, ne vous contentez pas, ne vous reposez pas sur vos acquis, innovez !

Nous vous avons donné quelques pistes mais ces solutions ne sont pas exhaustives, laissez-vous porter par votre imagination.

Laurent Geny

dimanche 22 septembre 2013

Rêve d’automne

Cette nuit, j’ai fait un rêve.

« J’avais rendez-vous avec mon sexologue.
Un homme de taille moyenne, carré, trapu, sans cou et très brun. Je patientais dans la salle d’attente quand une autre personne est entrée. Pas très grand, mince et blond, je le reconnais aussitôt.
C'est Rocco Sifredi.
« - je vous reconnais, je vous ai vu dans des films...
- ah, oui ! ».
C'est une personne charmante et souriante qui parle sans arrêt avec un fort accent italien. Il est muni d'un livre de sexologie qu'il a posé sur le fauteuil qui se trouve à sa droite.
A un moment, il prend mon agenda noir que j'avais posé sur une petite table. Il pense que c'est un livre. Il le feuillette puis lit à voix haute une des phrases que j'ai écrites. Soudain, il jette violemment son livre de sexologie contre le mur et m'explique combien cet ouvrage était sans intérêt.
Entre une personne vêtue de noir dans la pièce, elle reste debout. Je ne vois pas son visage.
A sa suite entre le sexologue qui aperçoit Rocco Sifredi.
« - Qu'est-ce que vous faites là vous ? »
Rocco bredouille avec son accent italien quelque chose d'incompréhensible.
Le sexologue lui dit qu'il ne veut pas le recevoir.
Je trouve cela très injuste et non-professionnel de la part du thérapeute. Je décide alors de ne plus voir le sexologue. »

Et bien, Monsieur, c’est tout sauf sexuel !!!

Laurent Geny

samedi 21 septembre 2013

« Titinne »


Ce matin, je me suis réveillé de bonne humeur, j'avais dormi une nuit complète.
Je me suis fait un café et j'ai allumé la radio. J'aime bien la radio. J'écoute et mon esprit se met alors à vagabonder librement.
C'est l'heure des infos et, bien sûr, les mauvaises nouvelles se succèdent. Enfin, je crois. Je vagabonde devant mon café.
Une formule m'interpelle, « Conférence écologique ». Parait que ça se termine.
J'associe aussitôt les deux mots à la voiture. Celle qui m'encombre, me coûte cher et dont je ne peux me passer. Ici, l'association « conférence écologique » et voiture ne peut s'expliquer pour le moment et mon psy ne travaille pas le samedi.
En errance devant mon café, je reviens à la voiture et je me dis que je pourrais remplacer ma « titinne » (ça ne se fait plus de donner un petit nom à sa voiture!) par une voiturette électrique que j'appellerais « turette » !
Ce serait tellement mieux pour la planète, pour se garer, pour mes finances...
Mon vagabondage se stabilisant, je me laisse bercer par l'idée d'être au volant de la voiturette, je lui avais déjà trouvé un nom : turette !
Mais dès que le visuel prend place mon esprit débande. J'avais soudainement l'image bien présente et plus précise dans mes yeux : je me voyais comme fuyant l'Union Soviétique par un jour de pluie ou comme si on m'avait retiré le permis pour incapacité à la conduite ou alcoolisme aggravé ou comme si j'affichais irrémédiablement de la pauvreté.
Alors, j'ai pensé que les designers automobiles avaient encore beaucoup de travail à réaliser pour rendre la voiturette moins honteuse, attrayante et voyante. Un peu rigolote même ne me déplairait pas.
J'ai tourné la cuillère dans mon café que je ne sucre jamais, et j'ai continué à vagabonder pensant que « titinne », rutilante et polluante, ferait encore l'affaire pour le moment.

J'ai regardé par le fenêtre. Le soleil était là.

Laurent Geny

vendredi 20 septembre 2013

Tourner sept fois le cervelet dans son crâne avant de se répandre.


La société des petits juges du quotidien se développe avec les nouveaux médias.

Les opinions s'uniformisent, s'affirment haut et fort et se contredisent sans aucun complexe.
Les avis se construisent sur des titres et des entrefilets : 
plus de temps pour lire un article ou pour écouter un argumentaire.

Pour s'en rendre compte,
il suffit de suivre les réactions suite à l'affaire du bijoutier de Nice : 
le bijoutier en question a été inculpé dans le cadre d'une stricte application de la loi et cela a provoqué une indignation politique non justifiée,
ou suite au meurtre de cette femme qui travaillait au musée de Céret :
la justice n'aurait pas su la protéger selon la presse locale.
La plupart des médias s’engouffrent dans la brèche du titre à sensation et remplissent le vide laissé par le temps du sarkozisme ou c’était lui qui imprimait les titres des journaux, dictait les lignes éditoriales et faisait de l’événementiel.
Aujourd'hui, les opinions se dénuent de questionnement et puisent leur source dans les comptes sociaux.
L’information-slogan domine les esprits.


Laurent Geny

mercredi 18 septembre 2013

Quelques bonnes raisons (faut voir...) de voter Front National aux prochaines élections.


1/ pour retarder la mondialisation et éviter le mélange des couleurs.
2/ pour profiter des conseils avisés de Gilbert Collard en direct à la télé.
3/ parce qu’il est temps de remettre les humoristes noirs en scène.
4/ pour se remémorer le bon temps des colonies.
5/ pour redonner du travail aux ouvriers français : Estrosi, Ciotti, Datti, Woerth, Gollnisch, Valls, Désir, Sarkozy, Belkacem,...
6/ parce que ma mère a une amie dont la cousine par alliance s'est faite agresser devant chez elle : un type brun, si vous voyez ce que je veux dire...
7/ parce qu'il faut revenir au franc même si cela nous coûte très cher : l'euro a été un gouffre financier pour la France.
8/ parce que recréer des frontières et multiplier les forces de police grâce à l'argent que l'on ne versera plus aux associations de type judéo-maçono-socialo-umpistes qui aident les immigrés et les « festi-veaux » organisateurs de manifestations dégénérées est une bonne chose.
9/ parce que le gouvernement à Millas, ça aurait de la gueule.
10/ parce que l'on préfère juger sur les annonces plutôt que sur les conséquences...



Laurent Geny

mardi 17 septembre 2013

Je ne vais pas aux Vernissages

Je vais très peu dans les vernissages.
Enfin, des fois, pour y voir du monde, y faire des rencontres, renouer des contacts, montrer mes nouveaux habits, tester des blagues et en apprendre de nouvelles, rencontrer mon banquier et lui faire un large sourire, prouver que j'existe : pour moi et pour les autres...
mais je ne vais pas aux Vernissages pour y voir des œuvres.

L'émotion n'est pas de mise dans ce moment de représentation qu'est le Vernissage !
Sentir un trouble face à une œuvre c'est avoir un rapport au moi profond.
La vision d’une œuvre artistique est un jeu d’associations : elle réveille des sentiments enfouis ou pas et agit comme un révélateur d’émotions sous contrôle.

La technique est essentielle : des années de travail, des années de souffrance mais la beauté de l’œuvre c’est la fêlure, l'imperfection, la perte du contrôle, quand la pensée dérape et que le geste se trompe.

Je ne vais pas aux vernissages :
les petits fours y sont secs,
les saucisses molles et grasses,
le vin vineux.


Laurent Geny

samedi 14 septembre 2013

vendredi 13 septembre 2013

En attendant la croissance




Va falloir redresser tout ça...



Punir Bachar (suite et fin... !).

(L'autre fois, j'ai tapé très fort sur mes enfants avec un manche à balai.
Ils ne faisaient pas exactement ce que je voulais.
Des gens sont venus à la maison et m'ont dit que ce n'était pas bien.
Après, les chefs des gens qui étaient venus chez moi ont dit qu'ils allaient me punir pour ce que j'avais fait à mes enfants.
Je leur ai proposé, comme punition, de détruire le manche à balai.
Ils avaient l'air content et ont dit oui.)

Mon copain Igor et mon voisin Mahmoud (ils tapent aussi leurs enfants quand ceux-ci ne veulent pas écouter) m'ont dit que le manche à balai je ne devais pas le détruire comme ça, qu'il fallait que les chefs qui sont en colère me demandent plus gentiment de détruire le manche à balai.
Igor a dit qu'on éduque nos enfants comme on veut et qu'on voit très bien que le grand noir et le petit gros font semblant d'être méchant et qu'on leur montrerait un jour comment faire.
Mahmoud a dit qu'on pouvait toujours utiliser le martinet et que, chez lui, il préparait un genre d'aspirateur à montrer qu'on peut être des méchants pour de vrai.
Je suis rassuré. 
Je vais pouvoir continuer à élever mes enfants dans le respect de leur père. Les enfants ne sont pas contents mais ils grandissent bien.

Ils ont des poils noirs qui leur poussent de plus en plus sur le menton.

13


En ce jour de chance ou de déveine,
et, après avoir gratté ou avoir fait confiance aux boules,
laissant nous porter par une petite histoire et intéressons-nous aux peuples lointains,
ceux du nord :

« Frigga était une fille chouette, genre grande blonde nordique (de quoi en faire râler plus d'une), et elle était très douée en amour et en fertilité. D'ailleurs, elle était déesse de ça.

Les gens qui l'aimaient bien lui faisaient la fête tous les vendredis, les autres jours, ils avaient du boulot !

A un moment, les gens qui bossaient surtout le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le samedi et le dimanche ont pensé que ce serait mieux de se reposer le dimanche.
De plus, ça ferait plaisir aux chrétiens si on faisait comme ça (ils s'étaient mis à aimer les chrétiens) !

Ensuite des mauvaises langues, très amies avec les chrétiens ont fait courir des rumeurs sur Frigga. Ils racontaient que celle-ci était sorcière et qu'elle avait été punie et condamnée à errer au sommet d'une montagne.

Frigga, qui était bien roulée, bien gentille et tout ce qu'on veut, était tout de même sacrément rancunière. Elle invita tous les vendredi onze sorcières et le diable autour d'un repas de poisson séché, de pains aplatis et de pommes de terre pour dire du mal des gens et leur jeter le mauvais œil. »
Bon vendredi 13 !


Frigga aurait donné le mot friday en anglais(vendredi).

Laurent Geny


jeudi 12 septembre 2013

E-cigarette


J’habite le rez-de-chaussée d’un immeuble du centre-ville, sur un boulevard.
Je n’ouvre pas souvent les fenêtres à cause des gaz d’échappement des automobiles.
A cinquante mètres de l’appartement, nous avons un fast-food, et, régulièrement, avec ma petite famille, nous allons y boire du coca et manger des hamburgers d'une belle couleur. Des soirées chouettes !
L’antenne-relais qui se trouve sur le toit de l’administration voisine me provoque des maux de tête, les enfants aussi se plaignent de céphalées. Bon, on est du genre sensible chez nous.
Sinon, nous faisons nos courses au supermarché du coin et nous achetons beaucoup de charcuteries et de surgelés. Nous, on aime bien ça la charcuterie et c'est pratique à manger, comme le surgelé.
Le soir, on mange dans un service fait en argile que l’on nous a offert en cadeau de noces.
Je voulais arrêter de fumer et je pensais que l’e-cigarette pourrait m’aider, mais, au 20 heures, j'ai entendu des spécialistes de la spécialité dire que c' était très mauvais à cause de la possibilité d 'addiction à l'e-liquide.
Le plus grand de mes enfants, qui a seize ans, et pour qui je suis un très mauvais exemple, fume en cachette (j’ai mes espions !).
Il voulait fumer des e-cigarettes, mais on lui a dit, et il l’a lu, que ses effets étaient exécrables pour la santé, qu’on allait l’interdire aux mineurs. Alors, il s’est rendu au bureau de tabac à cent mètres de la maison.
Le buraliste, c'est un copain, et il aime bien mon fils.



mardi 10 septembre 2013

Punir Bachar

L'autre fois, j'ai tapé très fort sur mes enfants avec un manche à balai.
Ils ne faisaient pas exactement ce que je voulais.
Des gens sont venus à la maison et m'ont dit que ce n'était pas bien.
Après, les chefs des gens qui étaient venus chez moi ont dit qu'ils allaient me punir pour ce que j'avais fait à mes enfants.
Je leur ai proposé, comme punition, de détruire le manche à balai.
Ils avaient l'air content et ont dit oui.

lundi 9 septembre 2013

La Syrie c'est quoi ?

"Définition d'une dictature :
c'est quand le passé et le futur se confondent.
Dans une dictature le présent existe mais il n'y a pas d'avenir !"
Bon, ben, maintenant, on réfléchit.

Toujours plus

Plus d'économique,
plus d'économies,
plus de performances techniques,
plus de rendement,
plus d'argent,
plus de biens,
plus de résultats,
plus d'assurances,
plus de confort,
plus d'épanouissement personnel,
plus de bonheur,
ainsi,
plus de défaut,
plus de prise de risque,
plus de lien,
plus d'espérance,
et donc plus d'avenir...
une machine parfaite,

on invente l'homme « des-pensées ».

37 morts violentes

Guadeloupe :
depuis le début de l'année, 
37 morts liées à l'alcool et au trafic de drogue,
le double de Marseille ;
la cité phocéenne en mal de reconnaissance.

dimanche 1 septembre 2013

Horoscope du mois de septembre

Et si...


Si Jacques Prévert écoutait une chanson de Christophe Maé...

Si j'étais au P.S. mais tout de même de gauche...

Si Mondrian peignait le clocher de Collioure...

Si le douanier Rousseau peignait la pyramide du Louvre...

Si Christophe Maé écoutait Léo Ferré...

Si j'étais une feuille de basilic amoureuse d'une boule de Mozzarella de Bufala...

Si j'étais homosexuel et contre la P.M.A....

Si j'étais un morpion égaré sur un crâne...

Si j'étais un pou perdu dans des poils pubiens...

Si mon nom était Kevin Cargol-Reyes et que j'étais Maire de Perpignan...

Si moi, huit ans, je décidais de ne plus jamais regarder la télévision...

Si moi, retraité, je décidais de me bâtir un avenir...

Si moi, CRS, j'allais manifester pour le droit de gréve...

Si la pensée restait à sa place et qu'elle se résumait à un conditionnement !