La société des petits
juges du quotidien se développe avec les nouveaux médias.
Les opinions
s'uniformisent, s'affirment haut et fort et se contredisent sans
aucun complexe.
Les avis se construisent
sur des titres et des entrefilets : plus de temps pour lire un article ou pour écouter un argumentaire.
Pour s'en rendre compte,
il suffit de suivre les réactions suite à l'affaire du bijoutier de Nice :
le bijoutier en question a été inculpé dans le cadre d'une stricte application de la loi et cela a provoqué une indignation politique non justifiée,
ou suite au meurtre de cette femme qui travaillait au musée de Céret :
la justice n'aurait pas su la protéger selon la presse locale.
La plupart des médias
s’engouffrent dans la brèche du titre à sensation et remplissent
le vide laissé par le temps du sarkozisme ou c’était lui qui
imprimait les titres des journaux, dictait les lignes éditoriales et
faisait de l’événementiel.
Aujourd'hui, les opinions
se dénuent de questionnement et puisent leur source dans les comptes
sociaux.
L’information-slogan
domine les esprits.
Laurent Geny
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