lundi 13 janvier 2014

Tous pourris... tous pour nous !

Le changement

Les gesticulations de Valls, les supposées fredaines de Hollande, l'auto-immunité des sénateurs, le « non-faux-retour » programmé de Sarkozy pour 2017, les ambitions-convictions de Copé, le pas de deux de Borloo-Bayrou, la conseillère-maîtresse de Bourquin, les problèmes capillaires d'Alduy, etc...
Que sommes-nous en droit d'attendre de nos « zhommes » politiques et qu'attendent-ils de nous ?

La communication gesticulante de Nicolas Sarkozy a été rejetée et le manque de communication à sensation de François Hollande nous est insupportable.
Sur quoi jugeons-nous la politique ? 
Sur des paroles faites la main sur le cœur et non sur des actes. Les uns et les autres promettent le changement au lendemain de leur élection.
Nos « zélus-locaux » de longue date s'engagent aussi pour le changement. Cette fois, c'est la bonne, comme « aux dernières ».

Et nous, nous votons.
Mais pas forcément pour des convictions, nous n'en avons plus. 
Nous ne nous engageons plus ; ne pas risquer, ne pas se tromper, ne pas être montré du doigt, ne pas perdre sa parcelle de confort,...
Qu'attendons-nous des « zhommes » politiques ?
Qu'ils soient nos dignes et respectueux représentants ?
Qu'ils soient proches du peuple ?
Qu'ils aient une vision de l'avenir ?
Qu'ils aient un projet pour l'humanité, ou à défaut, pour le pays ?
Oui, c'est un personnel politique comme cela qu'il faut !
OUI !
Et qu'attendent-ils de nous ?
Ne votons-nous pas pour des apparences ?
Nous voulons la face et le pile, nous exigeons de voir le spectacle et ses coulisses, nous attendons de voir le costume et le slip qu'il cache (et tant mieux s'il est sale !).
La réalité nous rattrape et nous votons pour un costume bleu nuit taillé dans un très beau tissu, un escalier monté en courant, une cravate à fines rayures, des mots dits avec un sourcil relevé, des mains tendues vers le ciel, un regard intense et direct, menton reposant sur l'index, ...
Et puis, clientélisme local oblige, nous votons pour la place promise en crèche, pour le travail promis au petit dernier, pour un permis de construire, pour la subvention accordée,...
Quand serons-nous prêts à voter pour le bien collectif même s'il ne favorise pas notre intérêt personnel ?

Laurent Geny

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