Le
changement
Les
gesticulations de Valls, les supposées fredaines de Hollande,
l'auto-immunité des sénateurs, le « non-faux-retour »
programmé de Sarkozy pour 2017, les ambitions-convictions de Copé, le pas de
deux de Borloo-Bayrou, la conseillère-maîtresse de Bourquin, les
problèmes capillaires d'Alduy, etc...
Que
sommes-nous en droit d'attendre de nos « zhommes »
politiques et qu'attendent-ils de nous ?
La
communication gesticulante de Nicolas Sarkozy a été rejetée et le
manque de communication à sensation de François Hollande nous est
insupportable.
Sur
quoi jugeons-nous la politique ?
Sur des paroles faites la main sur le
cœur et non sur des actes. Les uns et les autres promettent le
changement au lendemain de leur élection.
Nos
« zélus-locaux » de longue date s'engagent aussi pour le
changement. Cette fois, c'est la bonne, comme « aux
dernières ».
Et nous,
nous votons.
Mais
pas forcément pour des convictions, nous n'en avons plus.
Nous ne nous engageons plus ; ne pas risquer, ne pas se tromper, ne pas être montré du
doigt, ne pas perdre sa parcelle de confort,...
Qu'attendons-nous
des « zhommes » politiques ?
Qu'ils
soient nos dignes et respectueux représentants ?
Qu'ils
soient proches du peuple ?
Qu'ils
aient une vision de l'avenir ?
Qu'ils
aient un projet pour l'humanité, ou à défaut, pour le pays ?
Oui,
c'est un personnel politique comme cela qu'il faut !
OUI !
Et
qu'attendent-ils de nous ?
Ne
votons-nous pas pour des apparences ?
Nous
voulons la face et le pile, nous exigeons de voir le spectacle et ses
coulisses, nous attendons de voir le costume et le slip qu'il cache
(et tant mieux s'il est sale !).
La
réalité nous rattrape et nous votons pour un costume bleu nuit
taillé dans un très beau tissu, un escalier monté en courant, une
cravate à fines rayures, des mots dits avec un sourcil relevé, des
mains tendues vers le ciel, un regard intense et direct, menton reposant sur l'index, ...
Et
puis, clientélisme local oblige, nous votons pour la place promise
en crèche, pour le travail promis au petit dernier, pour un permis de construire, pour la subvention accordée,...
Quand
serons-nous prêts à voter pour le bien collectif même s'il ne
favorise pas notre intérêt personnel ?
Laurent Geny
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