mercredi 13 novembre 2013

Ruban d’école


Hier à 17 heures, je suis allé chercher mon fils à l’école.

Son école a été rénovée avec, entre autres, une nouvelle cantine et une nouvelle entrée. Des oliviers ont été plantés devant le bâtiment désormais appelé « groupe scolaire ».

Je suis passé devant l’entrée principale où se trouvaient des employés municipaux qui s’activaient mais je n’y ai pas prêté attention et me suis dirigé vers l’ancien portail (en fait, il semble que ce soit compliqué de faire sortir tous les enfants par la nouvelle entrée).

En m’y rendant, j’ai croisé des groupes de personnes âgées et j’ai trouvé ça chouette tous ces grand-parents et arrière grand-parents qui allaient chercher leurs petits !

J’ai récupéré mon fils et j’ai rebroussé chemin. Là, j’ai croisé des gens en costume cravate et en tailleur saumoné. Il y avait un ruban devant la nouvelle entrée. Le ruban avait été coupé et le maire, ainsi que l'ancien maire, ont déclaré que « qu'auparavant cette école avant n'était pas intégrée dans le quartier et que, maintenant, c'est une vraie école qui s'inscrit dans la perspective et le dynamisme du quartier » (bon, je résume un peu mais je n'ai pas bien compris si cela voulait dire quelque chose). Les vieux ont souri et applaudi !


Dans les locaux,
ils avaient installé un buffet
et mon fils a voulu voir.
Les vieux aussi. Et la mairie aussi.

A l’intérieur, les officiels et les vieux se sont émerveillés devant les travaux réalisés puis se sont dirigés vers le buffet. Les parents d’élève n'étaient pas là et leurs enfants non plus d'ailleurs. Quant aux enseignants, ils étaient déjà rentrés chez eux. J'ai juste vu les directeurs de la maternelle et de l'école primaire et leur tête m'a fait penser qu'ils avaient été désignés volontaires.

Mon fils était ravi parce qu'il a pu boire de la fameuse boisson gazéifiée américaine. Comme je paie des impôts locaux substantiels, je me suis autorisé à boire un muscat et à manger deux toasts.

Quand mon fils a voulu se resservir (c’est un goinfre cet enfant !), je lui ai dit non en lui expliquant que je ne souhaitais pas que les impôts locaux augmentent davantage. Mon fils m’a demandé où avaient disparu le pamplemoussier et le potager que les enfants de l'école entretenaient jusqu'alors.

Puis, nous sommes rentrés et, un peu morose, j’ai vérifié si ma carte d’électeur était toujours valide.

Laurent Geny

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