samedi 23 novembre 2013

Putain... la honte !


De toute façon, cela finira bien par se savoir, via les ondes de radio blabla, alors autant le dire nous-même !

Nous n'avons pas réagi lorsque l'idée de pénaliser les clients de prostituées fut émise. Pénaliser les prostituées serait également ridicule, ce sont les proxénètes qu'il faut sévèrement punir et protéger les filles et garçons qui dénoncent leurs « hommes ».

Nous n'avons pas non plus réagi quand « 343 salauds » ont signé une pétition affirmant le droit de chacun « à avoir sa pute ». Certains se sont ravisés au prétexte qu'ils avaient signé sans réfléchir ; d'autres auraient aimé se retirer mais ne l'ont pas fait, craignant qu'on leur im(pute) un manque de conviction (il est à noter ce jeu sur les mots assez hilarant ma foi !).

Mais, voilà, la vérité est que notre compétence en ce domaine est faible.

Putain... la honte !

Nous avons connu les putes du Barrio Chino tellement vieilles, laides et caricaturales qu'elles en devenaient belles comme dans un film de Federico Fellini.

Nous avons connu des putes à Pigalle tellement outrancières et vulgaires qu'elles semblaient sorties d'un bordel de Sao Paulo (on imagine que l'image est parlante mais rien n'est moins sûr!).

Nous avons passé une nuit à boire dans un bar à filles avec une pute et, quand l'addition salée tomba, le patron-mac a déclaré : « C'est bon vous pouvez passer la nuit avec la fille ! ».

Putain... la honte !

La vérité est que nous ne sommes jamais montés ni même descendus ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs.

L'imagerie de la pute au grand cœur, du père amenant son fils au bordel pour qu'il se fasse déniaiser, des images néo-réalistes des films italiens, tout cela est du folklore, du rêve, de la poésie peu coûteuse qui peut servir, en cas de besoin impérieux, à alimenter votre imagination pendant qu'avec la main...

Putain... la honte !

Nous ne sommes pas en mesure de juger les prostituées(és), ni leurs clients(es), mais nous avons un avis.

C'est dur à dire mais, au risque de paraître peu viril, l'idée d'avoir à payer pour faire l'amour nous ramollit du bas-ventre. Nous sommes persuadés que l'amour non-partagé n'en est pas et qu'il ne peut se pratiquer sous la contrainte, fut-elle financière.

Putain... la honte !

Laurent Geny












Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire